La vie de famille

La vie de famille

Octave et Aurélie vivront toute leur vie dans la maison à Lauzon et lui sera marchand général.

Octave avait deux frères et deux sœurs : Joseph, Jean-Baptiste, Joséphine et Délima. Aurélie, elle, a trois frères et trois sœurs vivants : Delphine, Marie, Georges, Phydime[1], Égyptienne et Désiré ; trois sont morts à un ou deux jours. Marie et Égyptienne vivaient à Lévis.


Encore là, grâce à Tante Michèle, on retrouve les visages de quelques-uns… et unes !


Une autre personne dont j’ai entendu le nom quelquefois, c’est la tante Virginie. Elle vit avec Octave et Aurélie aux recensements de 1881, 1891 et 1901. Elle serait née en 1854 ou 1855, selon les recensements, mais en 1850 selon son acte de naissance et son âge à son décès, comme on le verra au chapitre suivant ! En 1891, on note aussi la présence d’Émilie, âgée de 34 ans, qui vit aussi avec eux ; elle travaille comme commis. Je ne sais pas si elles étaient sœurs et quel était le lien de parenté avec Aurélie.

Et, surprise, au recensement de 1901, on retrouve une Delvina Samson avec eux, mais pas la préférée de Charles. Celle-ci est née en 1855, l’autre en 1861.

Octave fait son testament devant le notaire FX Couillard le 12 octobre 1913 ; Aurélie fait son testament elle aussi le 12 octobre, testament « miroir[2] » :

Je donne et lègue l’usufruit et la jouissance de tous les biens que je délaisserai, au jour de mon décès, à Madame Aurélie Lamontagne, mon épouse, sa vie durant seulement…

Je donne et lègue la propriété de tous mes dits biens à Aurèle Sanson mon fils que j’ai institué par le présent mon légataire universel en propriété, mais il ne jouira des biens que je délaisserai qu’après le décès de ladite dame Aurélie Lamontagne sa mère.

Ce legs est ainsi fait en faveur du dit Aurèle Samson mon fils, à la charge de payer annuellement à Mademoiselle Virginie Lamontagne ma belle-sœur, sa vie durant, la somme de 12 piastres et demie de rente viagère annuelle et qui lui sera régulièrement payée par versements semi-annuels ; il sera tenu de la garder avec lui, de la nourrir à sa table aussi longtemps qu’elle voudra rester avec lui. Il sera de plus tenu de payer à Gilberte Lepage, ma petite fille, une somme de 50 piastres qui lui sera due à son âge de majorité.[3]

Aurélie décède à l’âge de 76 ans et sera inhumée à Lauzon le 9 octobre 1922. Comme dit au testament, elle lègue tout à Octave, entre autres cinq emplacements vacants, les lots 453, 454 455 456 et 457. Octave meurt quatre mois plus tard, le 11 février 1923, et sera inhumé lui aussi à Lauzon. À son décès, Aurèle hérite de tout, incluant les cinq lots qui n’ont pas encore été vendus.


[1] Ces noms sont ceux trouvés sur les photos et aux recensements ; cependant, dans le registre des baptêmes de Saint-Michel, ce sont Philotère, Octave son jumeau décédé, Marguerite, Olympe et Anna, jumelles décédées, Delphine, Égyptienne, Aurélie, Mathias et Virginie.

[2] Octave lègue à Aurélie et Aurélie lègue à Octave…

[3] Extrait du testament Octave Samson, marchand 12 octobre 1913

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